vendredi, novembre 19, 2010
mardi, novembre 16, 2010
lundi, novembre 15, 2010
Avis de décès
J'avais un PC portable, que mon mari de l'époque m'avait offert. Il est mort. J'apprends à m'en passer. Ces choses-là, ça ne dure pas!
Des trucs qui restent
Quand j'étais en prépa, une "camarade de classe" m'avait prêté "Le deuxième sexe". Je ne le lui ai jamais rendu. Parce que ce bouquin était long à lire et, il est vrai, un peu chiant. Autant j'avais dévoré les mémoires d'une jeune fille rangée, que ce deuxième sexe m'avait paru rébarbatif. Alors, de fil en aiguille, les concours étaient arrivés, puis les vacances, et les essaimages chacun de son côté.
Je ne me souviens plus de son prénom. Mais je revois son visage. Elle était roux pâle, avec les cheveux très gras et beaucoup de boutons. Ses parents n'étaient pas très aisés. On avait dû ruser pour lui trouver une tenue qui pourrait faire l'affaire aux oraux, dans un budget ridicule. Et puis, elle avait dû repartir en fac, parce que l'école qu'elle devait intégrer coûtait trop cher.
J'ai toujours son bouquin. Je lui rendrai un jour.
Tous les visages d'une région
Quand on vous dit Alpes Maritimes, vous voyez aussitôt la débauche Cannoise, les festivals, les décapotables, fourrures champagne à flot, yacht et tutti quanti.
Quand je conduis des enfants un dimanche de Novembre à un rendez-vous d'anniversaire et que j'aperçois sur le rond point, un petit camion à ridelles, chargé de bois et de caisses d'olives, je reprends confiance. Il y a aussi des vrais gens qui habitent cette région. Des vrais gens qui, à l'image de Philippe et Mireille, vous apportent les kakis "du terrain qu'on a en bas à la route".
Et vous savez quoi? Ces fruits ont un goût merveilleux. Celui du partage et de la générosité. Gratuite.
Rue de l'hôtel Dieu
Une table qui se volatilise
Par le passé, j'ai cédé à la tentation d'un petit guéridon de marbre et fonte comme celui-ci. Tant bien que mal, il a séjourné à Martigues, puis Ensuès la Redonne, puis Malo. Moi, bêtement, je pensais que le marbre et la fonte étaient faits pour durer.
Quand j'ai dit "je voudrais bien récupérer ce petit guéridon au plateau cassé", on m'a répondu "qu'il avait disparu sans qu'on sache ni où ni comment".
Comme quoi, les pluies acides des usines du nord font plus de dégâts qu'on ne croit.
Alors, maintenant, je rêvasse sur la possibilité des chaises qui l'accompagnent. Je me dis qu'elles seraient à leur aise sous un olivier, négligemment abandonnées. Et ces petites pensées honteuses car s'apparentant à de la convoitise purement matérialiste m'aident à reprendre le rouleau quand la fatigue et le découragement se font sentir.
Et ça fait de mal à personne.
De rêver un peu.
Arlette à la poste
A sa place
A la manière de ...
Humeur du jour, du moment
Beaucoup de larmes en ce moment. Emotivité à fleur de peau. Des désillusions, des désenchantements, des cadeaux du ciel, des espoirs fous, un maelström. Avec des cerises sur le O.
vendredi, novembre 12, 2010
Courge toujours
Armistice
J'ai laissé une joyeuse tablée de petit déjeuner pour enfourcher mon rouleau de peintre. Ils sont arrivés quelques heures plus tard, armés de caisses de jeux, de grille à barbecue, et de gants. Les garçons-robinsons, ont fabriqué un ponton de palettes pour passer au sec, puis pioches en main, un muret de pierres sèches, à l'ancienne, avec table à feu scoute intégrée, hauteur ajustée à tous les artificiers potentiels. Premier déjeuner en famille -incomplète- sur une terrasse ensoleillée et carrelée. Et puis, après avoir joué les aventuriers dans tous les recoins du jardin, ils sont repartis. J'ai allumé un projecteur (de chantier), et j'ai continué. Bras droit. Bras gauche.
lundi, novembre 08, 2010
Conversation de bureau
L'heure de la pause déjeuner approchant.
La vieille: "Devine où je vais ce midi..."
La jeune: "Sur ton chantier?"
La vieille "Non, c'était l'autre possibilité"
La jeune: " Ha oui! A Casto!"
vendredi, novembre 05, 2010
Position
Est-ce que "baisser les bras" c'est compatible avec "peindre son plafond"?
A classer dans les petites questions existentielles de Mlle Arlette.
jeudi, novembre 04, 2010
mercredi, novembre 03, 2010
Germaine l'a lâché en route
Sa valise elle s'ap'lait Germaine, moi, les objets, je les baptise (les gens aussi, notez!),
Dans l'TGV Lille Nice, Germaine tu t'es évanouie,
Piquée sur'ment par un touriste, un mauvais ptit gars de passage.
Résultat, mon fiston presque SDF, sans ses 6 jeans de rechange...a survécu à une semaine de vacances chez sa maman.
Aux objets trouvés on t'a cherché, mais Germaine n'est pas revenue.
Bouh. Que c'est nul!
mardi, novembre 02, 2010
Pluie, nuit, silence.
J'ai posé ma main sur son épaule. C'est l'heure. Il n'a pas protesté.
Puis, dans la pièce voisine, j'ai soulevé la couette, et cueilli dans mes bras le petit corps endormi. Il a balbutié en pleurant un pauvre "au revoir Ferdinand" et s'est agrippé à mon cou. Mes larmes lui baignaient les joues.
Ils sont descendus en silence, dans la pénombre du petit matin, et nous ont rejoint autour de la table. Personne n'avait le coeur à manger. Tous les garçons, solidaires et silencieux.
Un café, pour tenir le coup.
Quelques bises et accolades. Ce n'était pas l'heure des manifestations viriles.
Une portière, une clé. Même la radio est restée muette.
Cette nuit, un arbre s'est cassé dans le jardin. Son tronc rongé de pourriture.
mardi, octobre 26, 2010
Orange, infidélité programmée
Las des coupures de réseau, lors de notre déménagement, nous avons décidé d'éradiquer tout orange-té de notre paysage.
Du coup, mon adresse mail ne sera plus valide. Tu me quittes? Eh ben, je te reprends ton adresse, na!
C'est ça, le service d'un grand groupe coté en bourse. La loi de la rue.
lundi, octobre 25, 2010
La rave de Taizé
4 jours d'éclate pour mon GRAND.
Et que ma liste de prières et recommandations étaient entre de bonnes mains. Qu'il ne croie pas que je me suis saignée pour lui offrir ce voyage sans contrepartie!
Arlette, les grèves, les copines
Pour cause de grève SNCF, mes chatons n'ont pas pu quitter le nord vendredi et samedi. Panique à bord, grosse déception, tremblements, stupeurs...
Ajoutons à cela que, quand on n'a que 14 ans et demi, une carte de retrait limitée à 50€ par semaine et une tire-lire pas trop bien garnie, on ne peut même pas s'acheter de billets de remplacement.
Qu'à cela ne tienne, me direz-vous, commande-les sur le net. Voui madame, je peux les payer, mais l'enfant a besoin de ma CB pour les retirer à la machine ou à la dame du guichet. C'est que, à la SNCF, on a pensé à tout pour empêcher les mamans qui vivent loin, de voir leurs enfants aux vacances!
Mais, plus fort que la grève, plus fort que la carte bleue, il y a LES COPINES! Et là, chapeau, bravo. J'ai envoyé un SMS et laissé deux messages. J'ai eu 3 portefeuilles ouverts dans la minute qui suivait.
Si toutes les boîtes qui démarrent levaient des fonds aussi facilement que ça, l'économie serait florissante.
jeudi, octobre 21, 2010
Arlette a de bonnes intuitions
Faire construire, c'est tout une aventure. Et pas que pour la peinture nocturne.
Intellectuellement, c'est stimulant. Par exemple, on s'ouvre à d'autres cultures. On a eu: les retards de retour de vacances, pour cause de ramadan, et maintenant, une accélération notoire du carrelage et du plâtre pour cause de pélerinage à la Mecque (7 novembre, 3 jours avant St Martin!). Du coup on s'est dit, mais au fait? La Mecque, c'est où? Ouverture des paris, supputations, j'ai dit Arabie probablement, et Google a validé!
Il a demandé
mercredi, octobre 20, 2010
Le soir
Le soir, on sort très vite du bureau, on fonce à la maison, on se déshabille en vitesse, et on enfile nos protections, on installe des lampes d'ambiance, pour nous jeter à corps perdu, à notre corps défendant, dans les allers et retours frénétiques. .
Lui, vibrant, elle dégoulinante, quelques heures plus tard, harassés, fourbus, on termine sur les rotules, on rince nos instruments, et on se languit d'une bonne douche.
Ensuite, on s'endort brutalement.
mardi, octobre 19, 2010
C'est la fête!

Souvent, on imagine la côte d'azur, la fête, les maffieuses russes en robes moulantes de pétasse entassées dans des décapotables blanches, crinières blondes au vent, bouteille de Cristal à la main, nuage de coke, débauche totale...
Ben non.
La fête, sur la côte d'azur peut prendre des allures bien différentes.
mercredi, octobre 13, 2010
Les bons mots de M Arlette
D'un index tendre, il a déplacé une mèche sur mon front. Oh! tu as encore de la peinture dans les cheveux!
Oui, ai-je répondu, je n'ai pas trouvé de foulard moche pour me protéger la tête.
Alors, ça, c'est pas un problème. Montre-moi tes foulards, je t'en trouverai un, moi!
M. Arlette ne raffole pas des carrés Hermès.
ça lui rappelle sa grand-mère.
mardi, octobre 12, 2010
Arlette, des seins, un sac à main
Pionnière de la ligue (voir photo de
Alors, le mot d'ordre de l'air du temps ( j'aime que ce soit sur le frigo) me fait gentiment sourire.
Evidemment, on va s'étirer les coins de lèvres à bon compte dans les chaumières en se disant "quelle coquine à tendance salope, cette Gertrude qui aime que ce soit dans le coffre de sa bagnole".
Moi, je rêve d'un monde où le sac à main n'existerait plus. Finies les hésitations existentielles entre la mère et la fille (le Charlotte ou le Birkin, pour les non-people aware).
Un monde où l'on ne fourrerait pas son ordonnance de ...graphie au fond de son sac, en se disant que comme une médaille sainte, elle vous protège.
Un monde où la politique de l'autruche n'aurait plus cours. Tout court.
La légende de l'image: au choix: prise au bout du doigt. Prise contre un mur. J'aime les deux.
samedi, octobre 09, 2010
Une soirée avec tous les Co(h)en
Il y avait des soldes sur le poulet.
Il a dit "ça manque de bougies ici".
J'ai découpé la bête pendant qu'il lançait un concert.
Celui-là. La sexy-voice d'Iggy dans Avenue B et la dégaine de Bashung sous le galure.
Frissons.
Puis il a dit "Gauthier, on va te montrer Big Lebowski".
Calée allongée entre mon Homme et mon Grand, j'ai guetté ses réactions.
Ce film a un pouvoir magique: il est différent à chaque fois.
Où alors c'est moi?
L'interactivité?
vendredi, octobre 08, 2010
C'est une longue histoire
ça a commencé par la queue à la pharmacie. Je regardais distraitement la fille penchée sur le comptoir, en me disant que ses sandales lui faisaient une jambe magnifique. Et C'est marrant, mais il m'a semblé la reconnaître. Du mollet superbement mis en valeur, je suis remontée. Ce déhanché- oui- puis la pile de livres sur le comptoir, au milieu des boîtes de médocs, - c'est ça- en enfin, la nuque brune, plus sa façon de secouer la main.
Son "opération" terminée, nous nous sommes trouvées face à face. Et là, vous imaginez le spectacle de "oh! ma chère! vous ici! quel hasard! depuis le temps qu'on doit déjeuner! mouah! (bises) bon, alors, on prend date tout de suite!"
Ainsi fut fixé notre déjeuner de ce jeudi.
Au cours duquel nous refîmes le monde (le notre), et de fil en aiguille, j'appris qu'elle adhérait de loin, à un site de non-rencontres miam-miam glouglou baptisé du nom charmant de ORAL (On Reste A La Maison). elle me confia son pseudo, se gardant bien d'y apparaître son sa véritable identité parce que pas vraiment classe comme endroit et que, même si on assume, ben...faut pas pousser quand même.
Et là, j'ai vu deux trucs: son âge: (42) Et je me suis dit " tiens, elle est plus vieille que moi". Ce qui, réflexion et calculs faits, s'est avéré faux, mais je sais pas pourquoi, je bloque à 38.
et deuxième chose: sa date de naissance. Pile la même (à l'année près) que celle de mon ex-meilleure amie.
C'est troublant.
Je suis troublée.
J'avais deux meilleures amies. De ces amies dont les déménagements et les années n'avaient pu me séparer. Elle ne sont plus. Et cette fille, ressemble comme une jumelle à l'une, et porte la date de naissance de l'autre.
Tu r'gardes trop Lost, ma pauvre Arlette!
M Arlette a disparu

C'était mercredi soir. Il m'avait dit "je rentre", et malgré cela, j'avais traîné au bureau. En remontant l'allée, je me suis penchée. Sa voiture n'était pas à sa place. Mon coeur s'est affolé. J'ai posé mon sac, suis montée voir mon Grand. Il planchait sur des exos de physique. Je l'ai regardé un moment. On s'est sourit.
Puis, n'y tenant plus, j'ai appelé.
"Oui"
" t'es pas là..."
" je suis pas loin, j'arrive. Je t'aime".
Il est arrivé avec un grand sourire aux lèvres.
Dans ses mains, en vrac, du champagne, des crevettes, du chocolat (le nôtre).
mardi, octobre 05, 2010
Retour de broc'
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