mercredi, mars 14, 2007

Aération


Quand il fait beau, le boucher sort les vieilles carnes sur le trottoir au soleil, pour les aérer. Histoire de ne pas laisser la viande au frigo.

Encore un peu, on se croirait en Corse...

Vous allez me dire, mais pourquoi la dame elle est toute maquillée partout, alors qu'elle n'a même pas repeint sa façade? Hé bien figurez-vous que des mauvaises langues insinuent (zut, vla que je fais de l'Harlequin sans le vouloir!) que je choisis toujours des photos sur lesquelles la dame n'est pas du tout à son avantage. Histoire d'être plus jolie à côté.

Pas ma faute à moi, si elle oublie de rentrer le ventre quand on la prend en photo!

C'est le printemps.

Hé oui, y'a des détails qui ne trompent pas, même si le calendrier n'est pas tout à fait d'accord.
La plage a r-ouvert. Les filles agglutinées autour d'un campement de poussettes, cabas de toutes les couleurs et charettes façon Arlette l'ont confirmé. Bon, le maillot, ce sera pour un autre jour, mais, elles avaient laissé les moufles à la maison. Les mouflets, non.
Les kiosques sont de retour.
A peine démontés, hop, revoilà le chantier de montage. Faut bien ça si on veut qu'ils soient opérationnels fin juin...
Alice traine des sacs de vêtements trop petits sur le trottoir de l'école: indice de changement de saison...
Arlette a ouvert ses placards et soupiré: j'ai plus rien à me mettre.
On a de nouveau du sable entre les orteils.
Moussaillon a pris son premier coup, de soleil de la saison, et gagné un nouveau bateau.
J'ai enfilé une jupette, des chaussures beige et constaté avec horreur que mes jambes étaient de la même couleur que mes chaussures.
En me regardant dans le miroir, je me suis trouvée encore plus moche que d'habitude. Oui oui, c'est bien le signe que le printemps est là.

Lisez-ça


mardi, mars 13, 2007

Mon cou farci


Ah! Le cou farci insolite. C'est pas tout de vous dire ce que c'est. Faut encore montrer.

Donc, le cou farci, c'est le saucisson écolo par excellence: pas de boyau en plastique, on fourre le cou de la volaille qui sert à fabriquer la farce, et hop! le tour est joué.

C'est vraiment pour le folklore, parce que la peau du cou, pour le coup, c'est vraiment très gras. Donc, on ne la mange pas. La faute aux crèmes hydratantes zet nutritives dont les pintades et assimilés se tartinent chaqus soir et matin.

Le dire et l'entendre.


Ce week-end, quelqu'un m'a pris dans ses bras et m'a dit "je t'aime".

Pas de façon mécanique. Non.

Spontanément.

Faut oser.

Oui, parce que ce sont des petits mots anodins, bien souvent galvaudés, ou alors pudiquement tus.

Moi, je sais que je ne les dis pas, parce que j'ai peur de faire peur.

Là, c'était le cas.

L'autre me les a ôtés de la bouche.

C'est si bon...

lundi, mars 12, 2007

dimanche, mars 11, 2007

Objet insolite


Enfin! C'est pas tous les jours qu'il vous en tombe sous la main, des comme ça...

J'avoue, la photo est un peu floue, ça doit être l'émotion. Ou la perplexité.

Notez que j'ai eu le réflexe patate.

La forme reviendrait-elle?

The bag is back. Home.


Le voilà de retour. Après des périgrinations parisiennes zet banlieusardes. J'ai failli manquer mon train, eu beaucoup d'émotions, mais j'ai vaillamment rapporté l'objet de ma quête.

En rentrant, Champion me dit "tu veux manger quelque chose?" "même pas, je suis crevée" "Ha, au fait, dans la série on a encore oublié des trucs, ça va pas franchement te faire plaisir ni te simplifier la vie..." "quoi, encore?" répondit Arlette calculant quand elle allait pouvoir caser un autre A/R Paris dans la semaine, avec l'emploi du temps chargé qui est désormais le sien (soirées mondaines, inaugurations de lieux privés divers, etc...)

"la poussette de Bambin. Elle est restée chez tes parents."

Justement, jeudi, c'était le seul soir libre cette semaine. J'allais m'ennuyer. Ben voilà. Je sais quoi faire...

Arlette en goguette

Je périgrine. Par la force des choses. Mes affreux sont rentrés de vacances, avec une bonne nouvelle: on a oublié le cartable à Paris!
Me voici donc à la poursuite du cartable rebelle. J'ai pris le train pour la capitale.
Moi, j'aime bien prendre le train. Il y a toujours ce moment de stress juste avant, parce qu'un jour, il y a très longtemps, j'en ai attrappé un de justesse. Sinon, c'est un moment plutôt agréable, et là, j'ai pas rêvassé, j'ai bien avancé mon boulot, même que je me demande si la solution, c'est pas ça: un coup de TGV...
Pour aller à Paris, depuis Malo, il y a deux options: la route du Nord, (Lille Douai Arras Les Patates Parisnordterminusdutrain), et la route du Pas de Calais, beaucoup plus pittoresque, écoutez bien: Hazebrouck Béthune Lens Arras Parisnordterminusdutrain. Hier, j'ai tiré l'option b, sans commentaires, ils pourraient être désobligeants.
Ensuite, BC m'a appelée pour me dire que malheureusement j'allais devoir me colleter avec la plèbe, parce qu'elle ne pouvait matériellement pas m'attendre dans son break en cuir à la descente du train.
Un trajet en RER est toujours pour moi un grand moment de sociologie appliquée: vérification du principe de surnombre, proximité inconcevable avec les sujets d'étude, et surtout diversité impressionnante.
Au fil du trajet, le paysage évolue. La couleur du coucher de soleil dans le train qui se vide: incomparable! Le tri qui s'opère au fur et à mesure que les barres d'immeubles laissent place à la campagne des bords de Seine et aux grandes propriétés nichées dans la verdure...et puis cette odeur de printemps qui flotte dans l'air à l'arrivée, tout ça, c'est des sensations que j'aurais aimé partager, en silence, avec vous. Donc, abstenez-vous de lire à haute voix.
Demain, je vous raconte ma soirée.

Arlette, t'es en train de virer au journal intime signé Diddle, là. Reprends toi, ma fille.
Ouais, je sais, c'est pour vous rappeler que je suis blonde, aussi.

samedi, mars 10, 2007

Deux pour le prix d'une



C'est exactement ce que ma voisine d'en face a du vouloir faire quand elle a choisi d'installer ses rideaux en 100% polyester orange à droite, mauve à gauche, avec noeuds noeuds et frou-frous intégrés.

Me demande si ce concept est commercialement exploitable: j'ai encore jamais vu de pot de peinture étiquetés "100% beau garanti".

L'idée est peut-être à creuser...

Deux pour le prix d'une.


là, c'est plus possible, faut en finir. Le cycle lunaire tire à sa fin.

Elle est pas belle, celle-là?

C'est un vrai challenge: même sous la douche ou aux toilettes, je peux pas être tranquille. Je n'imagine même pas prendre un bain (genre mousse, musique, bouquin)!

Ceci dit, je remarque qu'on n'est plus dans le domaine de la pensée, là, mais du passage à l'action. Faudrait pas nous rouler sur la marchandise, M'sieur Monops!

vendredi, mars 09, 2007

vocabulaire


Ce matin, en prenant ma douche, un doute m'a assailli. La, derrière la tête. Est-ce qu'on dit "bétonnière" ou plutôt "bétonneuse"?

Elle est mignonne, celle-ci vous ne trouvez pas? On dirait un canon à neige...

Harlequinade


Depuis 2 jours, je regarde "the hot spot". Ne croyez pas que je visionne le chef d'oeuvre en continu, non. C'est simplement que quand la passion m'emporte, je m'endors au milieu, et que, pas acquis de conscience (un truc pas facile à acquérir, ça la conscience, quand c'est pas livré de série sur le modèle), je termine la besogne entamée.

Connaissant les penchants de mon fournisseur de films, et vu le titre, je m'attendais à des successions de figures en kitesurf, planche, alertes malibuiennes...Que nenni. C'est d'une simplicité américaine déconcertante: un bellâtre voyou sur les bords, qui permet des plans contrastes marcel blanc(pas michel)/musculature bronzée, une barbie(blonde) dans la voiture de barbie (rose) dans la maison de barbie (décor safari avec peluches grandeur nature pour faire plus vrai), et une innoncente brune jeune et diaphane, victime, grands yeux tristes, orpheline...J'ai pensé: quel navet! en plus, Don Jonhson, c'est pas du tout le genre de physique qui me fait rêver. Je voyais arriver la belle leçon de morale sans surprise. Jusqu'à la dernière scène.

Faut jamais arrêter sa télé avant la fin. Dans un match, souvent, tout se joue dans les derniers instants.

Dans les romans et dans les films aussi.

Comme je m'appelle Arlette, et que j'ai pas mon cerveau dans mes chaussettes, je vous pose la question: dans la vie? Aussi?

jeudi, mars 08, 2007

médium malgré elle?

Aujourd'hui, les zenfants, je sens que la journée sera agréable. J'ai l'humeur badine et primesautière, un brin lambine. Déjà, j'ai débuté par une grasse matinée. Pensez-donc! Un oeil ouvert à 6h05. L'autre à 7hàé, le troisième à 26, et cette sensation délicieuse de pouvoir encore se lover sous la couette sans rendre de comptes à personne si on veut.
Bon, ok, j'ai pas voulu.
La lumière qui filtrait à travers les rideaux disait "belle journée". Exact: no wind, sun, encore hésitant mais à confirmer.
A défaut de pain frais je me suis rabattue sur du pain d'épices. J'ai contemplé mon chantier, après le départ hier soir de mes bati-stars, et me suis réjouie en pensant à ma fée du logis qui allait arriver. C'est une vraie maman poule.
Alors, je me suis pris à rêvasser à mon programme du jour. Je sens que tout va couler sans problème aujourd'hui. Je vais peut-être aller bosser en pyjama, si je veux, prendre mon temps pour écrire des tas de choses intelligentes et pertinentes (ma biographie?), me ponponner pour aller faire du shopping, ou bien un petit jogging sur la plage, à moins que je ne me mete sérieusement à la rédaction de mon business plan...allez savoir!
Le pied, ce serait de pouvoir se faire à soi-même des bonnes surprises, ces jours-là.
Je vais y songer...
Après tout, c'est déjà mon avant dernier jour de vacances!
Qu'est-ce que ça passe vite, les vacances...

mercredi, mars 07, 2007

Béat-ttitude

ceux pour qui fête rime avec
excès de table (quand on en a vraiment trop, des tables), feu d'artifice et danse jusqu'au petit matin risquent d'avoir du mal à tenir le choc longtemps.
Plus modestement, se dire "aujourd'hui je suis toujours vivant", et s'en féliciter, c'est bien aussi.
Quoique...

mardi, mars 06, 2007

pluie

Ce soir, je suis rentrée à 7h, sous la pluie. J'étais désemparée, alors, je me suis laissée aller. Le dicton populaire qui clame "pleure, ça fait du bien", je peux vous dire que c'est pure foutaise!
Je vais écrire un peu, puis j'irai dormir. Pour oublier.

Incitation à penser.


Quand j'ai inscrit ce titre, je ne me doutais pas que la pensée du jour serait celle-ci. Coup du destin. Serais-je, en plus, extra-lucide? C'est que, voyez-vous, moi, je ne suis pas Bernadette. Je ne petitdéjeune pas non plus avec un réticule (H?) coincé sur les genoux, duquel j'extrais mon guide Monoprix de la Pensée positive à la moindre occasion.
Essayez-donc de suivre ce conseil. Pour certains, ce sera dur: penser, c'est tout un programme. Il faut être équipé d'un cerveau, avoir trouvé le bouton, et quand bien même tout est en théorique état de marche, ben...y'a pas d'étincelle.
Ha! Les Bienheureux...
Quant aux autres, pensez tout votre saoul, positif, négatif, avouable, inavouable, mais surtout: gardez tout ça pour vous. En vertu du proverbe: "pour vivre heureux, vivons caché".
Z'en pensez quoi?

lundi, mars 05, 2007

Mon nouveau boss



Mon nouveau boss est rigolo. Il m'a choisie parce qu'on aimait le même pinard. A quoi ça tient, des fois, les critères de recrutement...
Et puis aussi parce qu'on mouline à la même vitesse. On a le droit de mouliner vite, quand on est un boss. On ne fait peur à personne. Au contraire, on vous apprécie pour ça.

Ce que j'ignore, c'est si il philosophe, si il prend des photos avec ses yeux, et si il aime les endives...

Mon nouveau boss perd souvent ses clés.

Mon nouveau boss roule vite dans sa grosse voiture qui sent encore un peu le cuir et où je peux régler 19,5 ° sur mes pieds, pendant qu'il téléphone très fort en pianotant son GPS.

Mon nouveau boss aime bien la mer déchaînée sur le port de Boulogne.

Mon nouveau boss s'arrange pour donner sa boosmobile à réviser les jours où il va à Lille. Pour pouvoir sortir sa moto. Selon la météo.

Mon nouveau boss boit des immenses tasses de café. Tout le temps.

Mon nouveau boss a un prénom composé, on l'appellerait presque par ses initiales.
Mon nouveau boss bidouille beaucoup ses ordinateurs. Il a déjà usé plusieurs portables.

Mon nouveau boss ne porte pas cravate, mais il dit que dans ce métier, il faut avoir une grosse voiture et des costumes bien coupés pour faire sérieux. Heureusement que j'ai des jupettes de working girl!

Mon nouveau boss se charge de mon éducation: il va me prêter la biographie officielle de Coca-cola.

Mon nouveau boss m'a présenté comme sa "nouvelle collaboratrice" . Le client a eu un petit sourire en coin.

Mon nouveau boss a précisé: en tout bien tout honneur, je joue au golf avec son mari le dimanche matin. A 8 heures. Ce qui comme chacun sait, est une justification imparable.

Mon nouveau boss est un grand gaillard qui met ses doigts dans son nez.


Pensée du jour utile


Cette pensée devrait normalement s'accompagner d'une pub pour Ariel et Mr Propre. En gros, on vous dit, faites le tour de votre maison chaque jour. De préférence le matin. Et comme ce serait dommage de se balader pour rien, parce qu'au bout d'un moment, la boiserie à moitié décapée, et la couche de peinture manquante, on ne les voit plus, pour joindre l'utile à l'agréable donc disais-je, profitez-en pour vous occuper les mains, mine de rien. Non, pas en les secouant pour faire sécher le vernis!

- penchez-vous sous les lits et dans les coins pour ramasser des chaussettes orphelines, des slips douteux, ou des tee-shirts roulés en boule,

- secouez un peu les literies, pour vider le sable régulièrement,

- baissez le radiateur de la salle debain du 2ème,

- tirez une petite chasse d'eau par-ci, par-là,

- remontez les perruques de carnaval qui s'égayent un peu partout...

ça, c'est une partie de la liste que l'on peut effectuer sans accessoires.

Maintenant, imaginons juste une seconde, que, très positivement parlant, vous vous munissiez d'une éponge humide. vous imaginez le nombre de traces de doigts sales que vous allez pouvoir éradiquer sur une simple montée d'escalier? de poussière sur les cheminées de marbre qui vont disparaître, comme ça, l'air de rien?

Moi, je la trouve formidable, cette pensée. Je ne parle même pas du panier de linge qui va s'étendre tout seul.


En ce qui me concerne, moi personnellement Arlette, j'ai visité plusieurs fois mon quotidien depuis le départ de tous les garçons de la maison: pas une seule chaussette egarée, pas un seul slip dissimulé, à peine un petit mouchoir tombé d'un lit. Sauf une dimette noire, signe du passage de BC. Preuve flagrante que mon organisation militaire a du bon.

Si ils ne rapportent pas d'étoiles supplémentaires, ils auront droit à une remise de médaille en vrai. Comme à l'armée, quoi!

Un dimanche comme Jamait?

Le vois-tu venir ce dimanche, avec son air triste et sa gueule moche? tralala, caresse-moi...Tous les prétextes sont bons.
Hier, il faisait plutôt beau le matin. Je me suis dit: un peu d'exercice physique ne te fera pas de mal, ma jolie.(faut bien que je m'autocomplimente, sinon, qui le ferait?) Je me suis lancée à la recherche d'un partenaire. En vain. Difficile à dénicher, cette engeance. Adepte du help yourself, et refroidie par une averse subite, je me suis souvenue du précieux instrument qui faisait les beaux dimanches (et aussi les soirées) de ma jeunesse.
J'ai remis la main dessus. Malgré sa taille respectable, il n'a pas été facile à retrouver.
Je l'ai longuement regardé. Le contact du simili cuir a réveillé des sensations oubliées.
Puis, j'ai fait glisser lentement(pour ne pas le coincer!) le zip, et j'ai été assaillie par tout un tourbillon d'odeurs enfouies, qui je dois l'avouer, m'ont remué jusqu'au tréfond de mon être. Oui, j'ai ça, moi. Un tréfond.
Je l'ai saisi dans une main pour le dévêtir entièrement. Ha! le bruit de la fermeture éclair...
Le manche était froid et dur dans ma main.
J'ai ajusté la hauteur, et je l'ai calé entre mes cuisses (ce mot est vraiment moche, mais y'en a pas d'autre et faut être précis dans ses descriptions). Pendant qu'il s'impégnait de la température ambiante, j'ai laissé mes doigts se promener sur son manche, suivre ses courbes, posé ma main à plat sur ses renflements harmonieux.
Puis n'y tenant plus, les crins tendus et enduits de résine, j'ai laissé mon bras (le droit) retrouver spontanément le mouvement régulier de va et vient, prenant bien garde à la souplesse du poignet, lors des changements de sens.
De l'index gauche j'ai amorcé un début de vibrato, et faisant fi de toute pudeur, abandonnant toute résistance, je me suis laissée pénétrer par la chaleur des vibrations qui m'ont saisie toute entière.
Nous sommes restés là un long moment embrassés (ça veut dire que l'un tient l'autre dans ses bras).
Et puis le calme est revenu, me laissant courbattue et songeuse...