lundi, juillet 12, 2010

Arlette meuble son petit chez-elle


Devant la vague de chaleur (35 degrés sans le surplus dû au béton qui tire), on s'est dit: et si on meublait notre chantier d'un superbe frigo réputé increvable, et bleu sur 3 faces?
aussitôt dit, aussitôt chargé en voiture. Pendant les heures d'attente règlementaires, un coup de nettoyage...
Je m'voyais déjà offrir ce petit luxe à notre dream-team tunisienne, lorsque, après rejonctage du compteur de chantier, une odeur bizarre s'est dégagée de l'engin...suivie de flammes très nettes dans le moteur.
Monsieur Arlette a prononcé l'heure du décès, et j'ai remballé mon flacon d'ajax.
On continuera à travailler à la glacière...

Ha! Les filles!

16h12. Dis-moi, Céline, tu sais qui a gagné le match de finale de la coupe , en foot?
??
bon, je jette un oeil chez Google. Eux, i savent.

Stakhanovisme moderne

Un centre d'affaires flambant neuf. Des robinets qui coulent tout seuls quand on approche les mains. Qui s'arrêtent alors qu'on ne leur a rien demandé. Repérer où se trouve la caméra, pour pas se retrouver savonneuse et pas rincée. Remplir une bouteille devient mission impossible: faut acheter son eau minérale madame! Ou bien agiter une main, tout au long du remplissage.
Des lampes qui s'allument automatiquement. A l'ouverture des portes. Et qui s'éteignent si on a le malheur de méditer un peu trop longtemps.
Plus de sifflet pour renvoyer les travailleurs sur leur chaîne. On les plonge dans le noir. Z'ont juste leur nifons pour se diriger dans le noir.

Machinalement

...je passe la main dans mes cheveux. Là, juste au dessus des tempes. Des petits grains durs sous les doigts. Du sable?
Nan. Du béton.

mercredi, juillet 07, 2010

Frère-soeur, mode d'emploi

ça devait bien faire 4 ans. 5 peut-être. Les 5 à 6 fois où nous nous étions croisés au cours de ces 15 dernières années, m'avaient laissé un goût amer. (à la fin, faudra calculer l'âge du captain). Zurich, tout d'abord puis les environs de Glasgow, ses points de chutes n'avaient rien d'attirant, ni de pratique. On n'avait jamais pris l'habitude de se téléphoner ou de s'écrire, alors, on n'allait pas s'y mettre tout à coup...Et puis, il est venu quelques jours dans le sud de la France. Je l'ai appris au détour d'une conversation. 80 kilomètres, pour se voir. C'est moi qui les ai faits. Lui, il n'y pensait pas. On s'est vus. Un peu. On a conversé autour d'un apéro, les parents en décor. Un peu. Et miracle, cette fois-ci: rien. Pas de larmes de désespoir, pas de souffrance, rien. L'indifférence totale. Un état de rien si léger et si délicieux que je voudrais savoir le provoquer sur commande. Même pas la nostalgie d'une enfance cul-et-chemise, toujours dans les pattes l'un de l'autre. Rien.
Arlette, tu tiens la recette du bonheur. Reste plus qu'à l'écrire.

mardi, juillet 06, 2010

Sous le soleil, il venait d'avoir exacetment 18 ans.



Après la baignade du soir
on fredonne
un verre de rosé frais à la main
les yeux dans les nuages.

Me vla poète.

Arlette et la coupe du monde



Des menottes, un fouet et des lanières de cuir

...au pied du lit.

Mignonne



Repetto 2007

Mixture insolite

Pioche

Un nouveau groupe Facebook?

Le soir, après l'usine.


Ziiip.
Exit sandales.
Plouf.
Haaaaah!
Mmmmmm....

Les volets en cabane

D'un été à l'autre


Eté 2009
Eté 2010
Arlette n'aime pas Marc Lévy. Arlette préfère les chirurgiens. De la crudité. Et aussi Sagan.

Z'avez vu? Le premier est édité au seuil dans la catégorie "Fiction et Cie". L'autre chez Flammarion "récits". Je risque de m'emmerder vous croyez?

Les nuits chaudes de l'été.

Au cours des nuits chaudes de l'été, la vie nocturne prend une intensité inhabituelle. Des bruits nouveaux viennent distraire le paysage sonore: glaçons qui tintent au fond du verre ( ha! la poésie du frigo américain), portes fenêtres qu'on ouvre, ferme, chaises longues qui gémissent dans le noir, douches, et l'inévitable juron du pîed nu qui rencontre un légo imprévu.

lundi, juillet 05, 2010

Arlette et les blogs porno


Elle a dirigé mon index curieux vers un lien dont elle m'avait dit" si tu veux vomir, vas là, mais je t'aurai prévenue". Moi, vous m'connaissez! J'étais curieuse de voir si quelques lignes de texte allaient provoquer ce que 3 grossesses et plusieurs bals des Corsaires avaient eu du mal à déclencher. D'autant que le porno, c'est pas mon quotidien. J'en croise au hasard des fake que je pêche quand je cherche à télécharger "Les 4 saisons d'Espigoule", mais guère plus. Ma culture ciné-porno se résume à Sylvia Kristel, et l'Amant. J'ai lu tout San Antonio en classe de seconde, mais ça, c'est pas du porno. C'est de l'humanité truculente.
Donc, me vla partie. Index en goguette sur mon nifon, par une chaude sieste de dimanche de juillet derrière les volets en cabane...
Et là, pas de gerbe. Nan! Un énorme éclat de rire! Et la conviction que le net, les blogs, tous ces machins de communication (vides dixit Starck) c'est le signe flagrant, la preuve noir sur blanc de la démo-cratie. Tout le monde i peut se déclarer écrivain, poète, pornographe, hardeur...Vous voyez les jolies photos de Ladyblogue (hop! je touche pas de marge arrière)? ben, tout le contraire.
Du coup, j'en ai déduit la recette pour faire vomir ou hilarer, c'est selon. (pas alain)
1/ se choisir un prénom dans le premier Harlequin qui passe. Allez, j'sus bonne fille, je vous donne des pistes si vous voulez pas investir, ou si vous venez d'aller à l'Auchan pour le mois: Jayssikha, Marhavyna, Déborahhh, Ambre, Jade, Priscillia, Melody, Krissy...Evitez Marie-Claude, Bérengère, Domitille et Diane. ça l'fait pas.
2/ un pseudo du même aca-bit(x) (love on the): là, on peut ouvrir un Harlequin série "Historique" et copier coller la justification du choix désastreux: les déeeses gréco-égypto-romano-hysté-riques font très bien l'affaire. Evitez Hélène, Diane, et Orphée (c'est un mec), et recoupez avec le casting des feux de l'amour.
Vous vla fin prêts!
Ensuite, on se lâche!
Votre maman vous a appris qu'on ne disait pas bite-queue-cul-suce-couille et tout-i-quanti? C'est le moment de vous défouler. Vous rêvez depuis toujours de vous balader sans culotte sous une mini jupe en skaï avec un top panthère et des plateaux de chez Gémo aux arpions? Allez, c'est maintenant que votre rêve devient réalité. Asseyez vous sur un- voire deux- doigts, de l'autre, enfourchez votre clavier, et GO! Surtout, ne laissez pas place à l'imagination. Donnez bien tous les détails: taille, circonférence, ('ttention aux unités de mesures: le bar, c'est pour la puissance, le newton, c'est la force, le décamètre, la longueur...et le décibel, le boucan que vous faites), un peu comme dans la description du nouveau-né. Vous expliquez ensuite comme quoi, vous étiez à deux doigts de ressortir votre bouée épisiotomique, et toc, votre post est ficelé.
3/ Le décor: si possible, des hauts lieux touristiques qui font rêver. La ZAC du champ-neuf, ou les poubelles de la sortie de secours de l'Intermarché de Steenvoorde, nan. Faut un lieu bien clinquant: St Trop, la Tour Eiffel, Ibiza. Et plein de monde. Se la jouer Catherine Millet dans le lubéron, ou Collectionneuse à Gassin, c'est pas assez grand public. Faut penser TF1, Benjamin Castaldi, là.
Et se faire corriger les fautes d'orthographe par Marc Lévy.
4/ Les photos illustrantes: là, sur le blog en question, la pôv' fille s'était photographié les pieds. Un délice d'esthéticienne, et d'orthopédiste réunis. Donc, conseil:pour pas cher, vous pouvez acheter de très jolies photos sur fotolia (exemple pas obligatoire) , ou convoquer votre copine Maie-Jo, celle qui est vachement moche, sauf ses pieds, mais évitez de mettre des vrais morceaux de vous si ils sont à chier. Je sais, votre honnêteté maladive vous retient de cheater là-dessus. Mais, bon, un peu plus un peu moins...et pis c'est pour la bonne cause. Et ça vous évite le stage photoshop.
5/ Pas de 5.

Moi, je m'souviens, j'sus allée voir Terminator en 1990 au cinoche, à Martigues. J'ai failli me faire sortir parce que j'étais pliée de rire. Je trouvais qu'il imitait tellement bien le neu-neu des films de SF que j'ai failli mouiller mon fauteuil et me prendre des gnons.
Là, pareil. Quand je lis du "porno", moi, je me marre.
Et ça énerve.

Je voulais vous illustrer ce délicat billet, d'une photo d'une pulpeuse pétasse à quatre pattes sur son frigo ou son évier, si possible avec les fesse à l'air et une laisse de cuir noir autour du cou, mais j'l'ai plus retrouvée. Alors, vous vous contenterez de ça.

samedi, juillet 03, 2010

Mé Prise

C'est pas elle qui chante le tube: Entre nous et le Sol.
Et pourtant, on dirait bien, hein?


Haïku

Souvent, je musarde chez l'un et l'autre. Décrypte les photos de profils et lis les baselines.
Biscotos huilés en bord de piscine et description à 0.30€, fêtard verre en main, rougeurs nasales en péninsule, petite phrase aguicheuse, nana-top lamé, ou meilleur-profil-sourire-mystérieux-goûtez-zy-revnez-zy, soulignée de 30 lignes de dissert artistico-philosophique (nan, j'suis pas une salope, j'ai un cerveau, je sais copier-coller).
A certain(e)s, je pardonne leur volubilité. Je connais leurs doigts, je sais qu'ils-elles ne peuvent les retenir de courir sur les claviers. Aux autres, j'adresse intérieurement un petit sourire amusé. Achille Talon. Docte et Pédagogue.
Moi, je suis adepte du Haïku.
De la corde à vide.
Hugo me fatigue. Goethe m'endors. Brahms me désespère.
Tous.