dimanche, janvier 17, 2010

Y'a plus d'jeunesse


Sortie entre filles à Valbonne un dimanche matin. Côte à côte, silencieuses dans la maison de la presse- librairie. Elle, assise par terre en tailleur, plongée dans un bouquin, moi, musardant d'albums de coloriage en albums tout courts, et de Glamour en MC idées.
Qu'est-ce que tu lis?
Le médecin malgré lui, c'est trop bien! On l'a étudié en classe, mais le livre que m'avait prêté ma grand-mère pesait 2 tonnes.
Tu es sûre que tu vas le relire?
SURE!
A la caisse devant nous, un monsieur achetait "les fourberies de Scapin", dans la même collection.

Arlette à la Presse de Valbonne

samedi, janvier 16, 2010

La ballade de Calamity Jane


Sans faute d'orthographe à ballade. Pour une fois.
Chloé Mons, Alain Bashung, pour une histoire poignante. Ne glissez pas ce CD dans votre mange-disque. Ou alors à l'arrêt. Je m'attendais à un truc drôle, façon Anaïs. Des chants cowboys, un petit air de Clint, bref, tout sauf ça. Secouée de sanglots au premier rond point. Prudemment, je suis repassée sur Rires et Chansons.
Arlette, ta lacrymalité du moment nous laisse sans voix.

La WII-attitude d'Arlette


...ou comment gràce à une bête console, on entend parler de ceux qui sont loin. Des phrases du genre "j'ai battu Urbain!" (pas dur), fusent de temps en temps. Hé oui, sur la Wii, même les absents sont présents. C'est ça, la force du MII.

1 + 1

Et moi qui croyais...


...que Marie était blonde.

PS

Play the game of Love

Ou le côté obscur de la force?

Erreur de la chance en votre faveur

Deux jolies petites filles ont sonné armées d'un stylo et d'un carnet de tickets de tombola. Tirage le 23 Janvier. 2 € plus tard, je me suis dit: et si la chance tournait enfin?
"erreur de la chance en votre faveur".

Il FAUT


...avoir fait des tas de trucs. Avoir vu ça. Si possible avant les autres. Ou plus. Mieux. Plus fort. Et surtout le faire savoir. Heureusement, on nous mâche le travail. Qu'est-ce qu'on deviendrait si on devait tout faire TOUT seul?

L'art d'être belle-mère


Comment qu'tu causes Arlette! dit la puce. Vla pas qu'la nouvelle femme de mon père se laisse influencer par ses mômes (à lui)! Et elle explique " je dis pas belle-mère, j'aime pas c'mot, ça fait vraiment trop marâtre de Cendrillon".
Voilà, un jour, un enfant vous attribue un nom. A rallonge. Un nom qui vous dit que votre place c'est être là, dans l'ombre. Assurer l'intendance. Contribuer au confort du quotidien. Remplir frigo, assiettes, placards, lave linge, armoires, emmener, rechercher, vérifier les devoirs. Prendre part à la discussion de loin. Dire "je pense ceci", et non pas "c'est" ou "il faut". Servir de miroir réfléchissant. Veiller à ne pas laisser d'empreintes. Mettre de l'huile dans les rouages. Désamorcer. Aider à enfiler les perles des bijoux de fête des mères. Etre complice de cadeau que l'on n verra jamais. Valoriser les efforts et les succès. Ne pas empiéter sur d'autres territoires. Se féliciter de la poussière qui s'accumule sur le flacon d'Advil. Commander le catalogue Légo et le laisser traîner à portée de petites mains. En silence.

Sécession

Sens unique.

Moi, je sais désormais que les femmes sont dangereuses tout court.

Arlette fait trempette


Jeudi. Pluie battante. Temps d'brin. Après-midi à Thalazur. Piscine, mer bleue. Entre les gouttes. Déambulation en peignoir blanc. Séance de modelage. Remballez vos terminologies hasbeen. On ne masse plus. On modèle. Je savais que je devrais affronter la rituelle petite conversation avec le modeleur. Que faites-vous d'où venez-vous c'est un cadeau. Dériver vers le stress en général. Mais vous nêtes pas nouée dans votre corps. Sisisi. Là, au creux du ventre. le noeud, il est là. Pas dans les muscles du dos.
Litanie sur le centrage plutôt que le concentrage, les paradygmes, et la vie qu'est-elle vraiment la réalité?
La position de modèle est idéale. Vous pouvez pouffer ou pleurer sans que personne ne remarque rien. Simuler l'endormissement pour qu'on vous laisse reprendre votre contenance, histoire de pas affronter tout de suite l'extérieur.
Et vous avez même le droit de sourire à la vue du chauffe biberon posé sur le bord du lavabo. Le voilà, le secret de la température du fluide!

Arlette se tait


Il a passé son cap de mi-vie. Un vendredi soir. La maison s'est remplie d'amis, de famille. Jusqu'au dernier moment, j'ai hésité, j'ai espéré. Très fort.
A la question "qu'est-ce qu'on peut t'amener"? j'ai failli répondre "à moi, rien, merci. Mais à lui...qu'est-ce qui pourrait faire plaisir à un papa le soir de ses 40 ans?"
Et puis, je me suis tue.
J'ai ouvert le vin.
Il faut toujours l'aérer un peu avant de le servir.


Prochaine étape


Le 28. Aucune bienveillance adulte ne leur signalera que c'est un jour particulier. Quand il s'agit de faire mal, aucun détail n'est laissé au hasard.

Conversation

Qu'est-ce qu'elle fout, Arlette? Elle écrit plus rien!
...Arlette, elle écrit dans sa tête.

Pas de cadeau pour Arlette

Le père Noël est passé. Déposé son tas de cadeaux bleus sous le sapin bleu. Ruée d'enfants, déchirures intempestives de papiers, cris de joie, précipitations.
J'ai cherché vainement un petit paquet à mon nom, une enveloppe, un dessin, une carte, un bricolage de maternelle, un gribouillage...Rien. Etre la seule à n'avoir qu'un zoom entre les mains. Un zoom derrière lequel cacher sa peine.
Alors j'ai posé la question.
Puis quitté précipitamment la pièce pour aller fondre en larmes ailleurs.
Et plus de trois semaines plus tard, la plaie est toujours ouverte. Pas prête de se refermer. Hygrométrie environnante peu propice à la cicatrisation.
Posted by Picasa

Rétrospective 2009


C'est la saison. On reçoit de magnifiques montages photos, qui vous montrent comme tout le monde est heureux et fait des trucs exceptionnels. Comme si l'année qui vient de s'écouler n'avait été faite que de voyages lointains, de vacances magiques, d'exploits sportifs, et de fêtes de famille merveilleuses. On tait soigneusement tous les coups durs, toutes les déceptions, tous les yeux hagards de 6h24 quand le réveil sonne, les soirs où l'on rentre du boulot sur les rotules, les souffrances du manque de ceux qui sont loin, les assauts haineux dont on vous bombarde, les larmes que l'on ravale, les couleuvres que l'on avale, le froid glacial en plein été, le découragement qui vous assaille sans prévenir, les petits riens que l'on donne sans espoir de merci ni de retour, les noeuds au ventre, les mauvaises nouvelles...
On ne montre pas non plus les petits bonheurs du quotidien, monter en pleine nuit écouter ses bébés dormir, ces pépites de soleil dans les yeux qui vous regardent, une voix au téléphone, des amis qui vous disent que vous êtes toujours vivante pour eux...
Alors, voilà. J'ai pris trois minutes pour balayer mes albums. Extraire l'essence de l'année écoulée. Ces moments trop rares. Avec mes enfants. Mes voyages lointains, c'est eux. Mon visage à nu. Fatigué, blessé, grimaçant, lunetté par l'âge. Un chantier qui cristallise la couleur du dernier trimestre: une collection de tuiles. La douceur d'un souffle dans mon cou. Et les sourires de mes fils. Mes fils. Mes fils. Mes fils.

vendredi, janvier 01, 2010

Bonne...

Un adjectif à méditer.
Le contraire de mauvaise.