vendredi, avril 23, 2010

Stars




Je suis un vrai mec. Ma zique dans l'oreille, ma crème, mes lunettes de star, mon maillot, ma chaise longue et... mes doudous. Collection d'éléphants pour l'un, collection de lapins pour l'autre.

A fond

Télé- réalité


Dans la famille d'Arlette, tout le monde n'est pas télé-phile. Je précise à l'attention de Brunette, que les rideaux (Laura Ashley millésime nineties) étaient pointés sur l'état des lieux. Alors, on les supporte.

Un canapé pour 6


...c'est juste. Alors, on fait plusieurs étages.

Brochette de mecs avec console


I disait quoi, mon gars bosso, sur les meilleures consoles de jeux?

Jeux de mains

Nouvelle déco de salon

Arlette, sa blouse d'infirmière, ses barreaux et son Satin béton

Arlette déboussolée


Une vieille table qui traînait dans le jardin, non facturée dans l'état des lieux d'entrée. Un pot de laque acrylique "Satin béton", et HOP.

Histoire de couples




Bienvenue chez Arlette


Pour tous ceux qui pour rien au monde ne feraient mine de s'y intéresser...Arlette au grand coeur vous propos une visite guidée. Vous entrez, en faisant gaffe au poteau, vous traversez et vous ressortez sur la terrasse. Voilà. C'est ça la maison d'Arlette. Des trous avec un peu de brique autour.

jeudi, avril 22, 2010

Arlette et la quête.


Depuis plusieurs mois, ça revenait comme un leitmotiv qui lui allumait un éclat de convoitise dans les yeux. 12 ans bientôt 13, fine et aérienne, rêveuse et malicieuse, son rêve, c'était ça. On lui a adjoint deux solides gardes du corps et un valet de pieds, et la porte des étoiles bardée de lu:mières clignotantes l'a engloutie.
Pourtant, vu avec des yeux d'adulte, ça fait tout sauf rêver...

Sans trucage


Arlette, ex-trader.

Arlette fait son marché de l'immobilier

Le prix du m² à 06230 est en baisse de 10.33% à 19174 € (source: immobilier.com).
C'est le moment d'acheter! Vous m'en mettrez...4!

lundi, avril 19, 2010

Sur la route

...tout au long de deux "saintes" journées. Deux fois 13 heures de voyage en souris. Dur pour le corps. Rien à voir avec un départ en vacances, au bout duquel, il y a le repos, la mer, les palmiers...De la route utilitaire. Rendre mes enfants. Mais avec quand même la mer bleue et les palmiers au bout!

vendredi, avril 02, 2010

Monsieur Arlette est un homme honnête


Aujourd'hui. Vendredi Saint. C'est ma fête. M. Arlette me l'a souhaitée en me transférant le mail de "copains d'avant" qui s'était gentiment chargé de lui rappeler cette date mémorable. Il aurait pu, très hypocritement, faire celui qui voulait ménager la surprise et débarquer avec une brassée de roses blanches cachées derrière son dos. Il aurait pu.
Hep, vous! Merci d'avoir pris la peine de me la souhaiter. On va se la fêter au bol de riz et à l'eau plate! Calendrier oblige.

dimanche, mars 21, 2010

Tellement proches


Une brochette sympa. Moi, j'aime bien Isabelle Carré. Je la trouve jolie, craquante, tout ça. Ajoutez la foldingue de Nos jours heureux, plus un Elbaz bedonnant...et vous avez un bon petit produit familial à consommer à partir de 7-8 ans. Sur un grand canapé avec une boîte de Haribo.

Histoire de pieds


Le problème d'Einstein


Au bout de ce roman. Ils en sont venu à bout tous les deux. Comme seulement 2% de la population qui s'y est essayé.

Mon ourson


Je suis fière de mes fils. Le plus jeune a gagné son ourson. L'aîné, une flèche. Le second n'a pas eu la chance d'aller aux sports d'hiver cette année.
Avant, ils partaient au ski, quelquefois plusieurs semaines par an. C'étaient des vacances fatigantes pour une maman. Tout ce matériel à trimbaler, les habillages et harnachements, le repas de midi qui devait être prêt à réchauffer, équilibré et calant pour repartir à l'assaut des pistes après la pause.

Prison break

Eux

L'ordre des choses


L'histoire et le câlin dans ton lit, et puis c'est tout. Quand j'ai ouvert les yeux, la lumière du matin tombait par le vélux aux stores grands ouverts. Il était blotti contre mon ventre, sa petite respiration régulière sur ma poitrine. Il s'est éveillé en souriant et a tiré ses légo de dessous l'oreiller. Allez, maman, on joue!

Cliché volé


Comme beaucoup de choses qu'on n'a pas acquises honnêtement: on a l'impression d'avoir l'avoir. Mais on n'en a que l'illusion.

Clarika en Vrai


Un petit hasard. Clarika à Sophia. Une aubaine. On n'aurait pas fait des heures de queue devant un zénith quelconque pour aller la voir. Pas parce qu'elle ne le mérite pas. Parce que le côté mouton des gros concerts nous fait horreur et nous gâche le plaisir. Nous on aime les petites salles confidentielles. Deux fois 6 rangées de 8 chaises. Une guitare et c'est tout.
Ses mots à moins de 5 mètres de l'oreille. ça change le regard que nos oreilles portent dessus. ça percute beaucoup plus le cerveau. Les doubles sens. La justesse du choix des termes. Il n'y avait qu'à voir la fille de M. Arlette. Bouche ouverte. Respiration tendue. Alternant sourires et éclats de rire. Concentration.
Clarika, c'est un petit bout de femme, pas blonde du tout, qui vous chatouille la sensibilité féministe avec habileté. Qui vous secoue la conscience citoyenne intelligemment, mais sans pitié. Qui vous met devant vos paradoxes et vous oblige à vous regarder en face. Ho bien sûr, au premier degré, c'est comme du Arlette: apparemment niais et inoffensif. Pas digne d'intérêt. Mais si on écoute de près...


Frappés

On est rentrés de balade. Il faisait doux. Une douceur nostalgique, qui me rappelait des sensations passées et oubliées. Impressions fugitives. Promenades au parfum identiques en direction des calanques, ou dans la forêt des Milles.
Premier café frappé de l'année. ça sent le printemps. Autre signe: une bouteille de rosé au frigo. Douce torpeur de dimanche après-midi. Manque cruel de la petite voix de Bambin. 30 secondes de conversation en cachette sur le portable d'un grand frère. Trop peu pour une longue semaine. Petit enfant innocent.

Les hasards de google


J'ai tapé "hypocrisie" dans ma barre de recherche.
Et voici l'image qui est sortie.
C'est pas de la fiction. Google, c'est Big Brother.

Hypocrisie et couardise


Dans les petits milieux fermés, où chacun connait les casseroles des uns et des autres, n'ignore rien des passés sulfureux, et des -mauvaises- réputations, les gens sont en général très courageux et assument leurs opinions. Ainsi, plutôt que de dire " ta femme est une..." il vaut mieux dire "Untel aurait laissé entendre que ta femme serait une...! Quelle honte! Alors que chacun sait que la rumeur dit n'importe quoi! Fustigeons, châtions, brûlons en place de grève ce calomnieur!"
Et voilà! Vous l'avez dit sans le dire.
Vous êtes fier de vous. Vous aimez ce que vous voyez dans le miroir.

jeudi, mars 18, 2010

L'accomplissement d'une vie sous un petit chiffon


Ils passaient leurs journées assis derrière la vitre, le nez au ras de la rue et des voitures. Elle, petite souris permanentée, dont la coiffure hésitante sentait le bigoudi nocturne, lui, ventru et bourru, serré dans un bleu de travail qui avait dû être son costume du quotidien durant toutes ses années de labeur. Ils venaient en "villégiature" près de la mer, quelques jours par-ci, par-là. Leurs journées s'étiraient derrière cette vitre. A contempler LA voiture. Une mercedes grise, au viseur enveloppé d'un chiffon. Peut-être le libérait-il les jours de fête nationale? S'il leur arrivait de partir faire une course en voiture, et que leur "place" face à la fenêtre soit occupée par un autre véhicule, alors, commençait le guet. Dès que l'usurpatrice se retirait, vite, il sortait déplacer son trésor.
Je les trouvais touchants, ces petits vieux du 23. J'imaginais leur vie ouvrière, faite de labeur et de petites privations, les économies sou après sou, pour s'offrir La Mercedes. Ils n'auraient pas choisi autre chose. Pas une anglaise discrète, vintage et classe. Pas une autre marque.
Alors, je me suis souvenue de mon enfance: mon petit frère s'étonnait toujours de voir les gitans qui venaient installer la fête foraine, si sales, si vulgaires, si peu éduqués, se pavaner au volant de leur "merco" rutilante. Maman lui disait "ils ont besoin d'un gros moteur pour tirer leur roulotte".
A l'époque, c'était les docteurs qui roulaient en BM. Ils zavaient pas de roulotte à tirer.

mardi, mars 16, 2010

Le maman-burger du mardi midi


En posant le steack dans la poele, j'ai pensé: mardi midi, maman-burger. Ouvert la fenêtre. Sorti un set de table et un tabouret. Les lunettes de soleil. Et terminé par une demi heure de chaise longue. Collants baissés aux chevilles. Sexy en diable.

une revanche sur la vie?

Que désirez-vous comme boisson?
Elle a répondu quelque chose. L'hôtesse lui a donné un café, une dosette de lait et la petite pochette cristal: serviette-cuillère-sachet de sucre. Biscuit salé ou sucrés? L'hôtesse a déposé des biscuits sucrés sur sa tablette. Puis, la dame a dit quelque chose. Un verre d'eau et une seconde dosette de lait sont venus compléter l'attirail, ainsi qu'un sachet de délicieuses petites choses salées à grignoter parfum "fenouil". Pour compléter le tout, elle s'est fait donner deux petites fioles d'alcool.
Un dimanche soir vers 19h...visiblement, cette pauvre dame avait faim et soif. Elle ne rentrait pas d'une agape familiale comme savent si bien les orchestrer les bonnes vieilles familles du nord.
Peu avant l'atterrissage, elle a prestement rangé son butin (sauf le café et le verre d'eau) dans son sac. Alors, j'ai espéré un instant que ce dernier s'ouvrirait et laisserait échapper:
- des serviettes en papier piquées au distributeur des toilettes de l'aéroport
- des mini fioles de shampooing et des petits savons merdiques du formule 1 local.
- un tapis de bain piqué à l'hôtel
- des sachets de ketchup et des pailles du Mac-Do
- des publicités imprimées d'un seul côté pour écrire des listes de courses,
et pourquoi pas, un raton laveur?
Alors, j'ai ramassé la lingette emballée par air France dont je n'avais pas eu l'usage, et je l'ai remise dans la boîte en débarquant.


Bienvenue à bord de cet appareil


...effectué par un équipage régional.
Même si je n'écoute que d'une oreille distraite les consignes de sécurité et les messages de bienvenue, ces mots me font toujours sourire. Un équipage Régional.
Sans fermer les yeux, j'imagine un ribambelle de petits personnages se tenant le bras et dansant une bourrée, tous costumés en "régional". L'auvergnat qui soutient l'alsacienne, entraînant la bretonne...
Mais c'est juste une hôtesse en presque fin de carrière, petit ventre rebondi dans son tailleur bleu marine en viscose, gonflette de fin de weekend, foulard designé par un créateur dépressif, qui sort son manuel pour lire le briefing d'accueil.

jeudi, mars 11, 2010

Arlette revient à Malo

...le temps d'un éclair, pour un weekend au "parloir", ce samedi 14. Quelques heures pendant lesquelles ils seront près de moi, quelques heures...à savourer, comme un trésor très précieux. Lorsque rien ni personne ne s'interpose entre une maman et ses enfants, cette dernière ne goûte pas toujours le privilège de les avoir auprès d'elle. Pensez-y la prochaine fois que vous manquerez de vous étaler sur une petite voiture qui traîne dans le couloir, ou que vous écraserez un légo sous vos jolies pieds nus, en pleine nuit, sur le chemin des toilettes...:)

samedi, mars 06, 2010

Je voudrais que la vie c'est chez toi.


Il a mis ses petits bras autour de mon cou, sur ce quai de gare balayé par le vent, et m'a dit, les larmes dans les yeux: "je t'aime. Je voudrais que les vacances, c'est chez papa et la VIE, c'est chez toi".
La vérité sort de la bouche des enfants.
5 ans, c'est encore un âge d'enfant.


Arlette retrouve ses meubles


Ils trônaient dans la vitrine de "la boudeuse". Une espèce d'impulsion m'avait fait entrer et commander la livraison de ces deux fauteuils. Vous avez été nombreux à vous y asseoir, le matin, l'après-midi, le soir, pour papoter, prendre un café, prier, boire l'apéro, refaire le monde, rire, pleurer, se confier, faire des projets, échafauder, programmer. Ils ont été la salle de gym de jolis bambins en start-rite, qui tentaient de les escalader, pendant que leurs mamans échangeaient les bons plans des boutiques chics et pas (trop) chères.
Ils sont arrivés jeudi soir, dans la voiture d'un vieil homme épuisé par les longues heures de route et éprouvé par le dernier adieu qu'il était venu rendre à l'épouse d'un ami très cher.
Depuis, ils font à nouveau partie de mon décor. Ce que M. Arlette appelle "toutes ces choses qui nous entourent et qui te ressemblent tellement, ces petits riens qui font que je me sens si bien ici".
Ses enfants s'y posent avec un naturel édifiant. Les miens les retrouveront bientôt avec plaisir. Ils deviendront de formidables bases pour les chars en légo, les arbalètes de k'nex, les édifices de kapla.
En attendant, ils accueillent les fesses d'Arlette lorsqu'elle papote avec vous. Une manière de se souvenir, que malgré la distance, vous êtes toujours là. A travers les objets. Ou l'écran.

jeudi, mars 04, 2010

Finir

Rentrer. Sangloter. hurler.

dimanche, février 28, 2010

Sans titre

Arlette est une bonne ménagère

Les vêtements de mon Bambin

Ils avaient confectionné avec soin une valise de vêtements trop petits, prétexte à y glisser une beuglante. Une grande écriture rageuse, décousue, braillait des incohérences émaillées de fautes d'orthographe et de français. Après plusieurs lectures, je suis restée perplexe. Il était question de "mes valeurs, c'est de jeter les vêtements quand ils sont trop petits, pas de les donner".
Pile dans la tendance développement durable.
Moi, j'ai retrouvé avec plaisir cette petite chemise en vichy que Fanny m'avait donnée, que Gauthier et Virgile ont portée, puis petit être un petit Barlet, et ensuite Ludo, pour revenir à Urbain...je sais qu'elle fera une pause à Bollène ensuite, puis continuera sa route.
On en a profité pour retrouver sur les photos de leur enfance, tous ces vêtements qu'ils avaient portés. Je leur ai raconté toutes les anecdotes qui s'y rapportaient. Parce qu'un vêtement, ça a une histoire. Certainement plus riche que celle de l'assise d'un quelconque tabouret.
Quand au petit knickers gris, que Bambin porte avec beaucoup de naturel, il a fait dire à l'élément féminin du groupe " Oh! C'est un petit noble, Urbain?".

Pause café


Entre deux tournées de bétonnière, une pause café. On suppute sur l'ensoleillement de notre terrasse. On choisit le meilleur angle...on écoute le silence qui nous entoure. Et on se dit qu'on 'aura bien mérité, notre café sur une vraie table. Un jour.

M. Arlette est un écon-homme.

M. Arlette avait besoin de pantalons. On a bien dit "besoin" pas "envie". C'est ce qui fondamentalement distingue les hommes des femmes. Les hommes, eux, ont des besoins.
Arlette, toute guillerette à l'idée d'aller faire des vraies courses pour le plaisir, frétillait d'aise. Sa petite cervelle tournait à fond, pour échafauder une stratégie, trouver le meilleur périmètre pour passer à l'action. Mais, M. Arlette n'est pas du genre à se casser la tête. L'achat d'un pantalon, c'est une corvée qu'il accomplit environ tous les 5 ans, et ça doit être plié en un minimum de kilomètres et de temps. Direction le supermarché de la fringue le plus proche, et 36,80 € plus tard, on était repartis pour 5 années de jean 5 poches sans histoire. Le beige clair pour les semaines paires, le beige foncé, pour les impaires.
Un mec bien foutu, c'est super-économique!

Le petit shopping du weekend...



Profitant de ce que le sapin de Noël était toujours en place, on s'est fait un petit plaisir contraints et forcés...
Quand je pense à toutes les jolies choses qu'on aurait pu acheter avec ces sous-là...au nombre de kilomètres de TGV...
Vous saviez vous, qu'un Karcher, engin indispensable au nettoyage des pierres du mur, valait 2/3 d'AR Nice-Lille sur Air France, si on s'y prend suffisamment à l'avance?

Arlette et son chantier monochrome




Hé oui, dans le bâtiment, le orange est de circonstance: briques, bétonnières, sacs de ciment...jusqu'à M. Arlette qui a sacrifié sa plus jolie polaire, et son plus chouette tee-shirt...

Valbonne, le weekend.


Valbonne est une petite ville étrange. Quand je m'y promène le samedi matin, pour aller de la banque au magasin de jouets, boulangerie et presse, détour par les arcades, c'est le total dépaysement. Les gens qu'on y croise sont habillés avec goût, on dirait un défilé chic, où Ventilo succède à Lacroix, un zeste de Comptoir, une échappée de Zadig, une éclipse de Burbery's et quelque soit l'âge, de jolies matières nobles qui s'harmonisent sans clinquant ni tape à l'oeil. Pas de visages vulgaires, de postures provocantes. Et cette impression d'avoir changé de planète...renforcée par les sons environnants: italien, anglais, danois, et ho! tiens! un enfant dit "maman".

Délicate attention


C'état dimanche dernier. Lendemain de la gare TGV d'Aix en Provence. J'aurais voulu dormir toute la journée. Et puis, il y a eu le cliquetis des cuillères contre les tasses du petit déjeuner. La musique. Et il m'a dit: allez, viens. Il faut que tu te calmes. Il a orienté la chaise longue pile dans le rayon de soleil. Voilà. ça faisait si longtemps. Alors, j'ai joué le jeu.

vendredi, février 26, 2010

Du boudin au menu


J'avais pris mon courage à deux mains, une grande inspiration, un jeton et un caddy, pour me rendre chez Carrefour Market. Ma maman aurait dit "un vendredi soir! mais tu es folle?" Il devait le sentir. Il est apparu au détour d'un rayon. Calme et souriant. Tout à coup, le pesant et le sordide de la situation se sont envolés. Pour laisser place à la poésie la plus totale. Voyez plutôt. Il s'est arrêté au milieu du rayon charcuterie. A désigné les boudins blancs en demandant "t'as des pommes"? (Les mots d'amour...) Je veux ça ce soir.
Great.
Le boudin blanc, alors que c'est même pas Noël, chez Arlette, ça fait remonter à la surface toutes ces années de tractations mère-tante-grand-mère dans la fièvre préparatoire du fameux déjeuner du 25 décembre. Le boudin blanc, à l'époque, me semblait une denrée terriblement stratégique. Il ne fallait pas se rater sur le choix du boudin. Alors, on s'y prenait plus de deux semaines à l'avance: tests comparatifs, queues interminables pour se procurer ce saucisson blanc flasque et juteux qui ouvrirait le bal. S'en suivaient ensuite des échanges passionnés entre les protagonistes...une page d'enfance...
Alors je m'étonne. Ce soir, j'ai allumé mon four, posé sur dans une tourtière les boudins sortis de leur emballage plastique, attrapés bêtement sur un rayonnage, alors que c'est même pas la saison. Et c'était pas dégueu.
Alors? C'était du cinoche? J'ai pas la papille à boudin?

Cinq à la sixaine...


Prévoyante, j'ai sorti le paquet de bougies Carrefour entamé, pour garnir à nouveau le chandelier.
Paquet de 10. Chandelier à 5 trous, pile deux tours. Et là, l'horrible vérité m'apparaît. Le conditionnement est résolument antisémite. Et ça, c'est pas pro.

Si je branchais ma télé...

...je passerais des mardis soirs de rêve, TF1: 4 épisodes de Dr Maison, suivi par une bonne vieille redif de Columbo...si à 1h du mat, tu dors pas, c'est qu'il te faut un coup de batte à l'arrière du crane. Occipital, le coup.

Partir


Un film controversé par la critique. Une "bourgeoise" en apparence tombe amoureuse du maçon espagnol. Le dit très honnêtement à son médecin de mari. S'en suit un dialogue (H-F) de sourds. Je suis amoureuse/ Est-ce que t'as couché avec lui?
On savait que les hommes et les femmes ne parlaient pas la même langue, là, c'est flagrant. Et s'ensuit un déchaînement et un acharnement sur cette pauvre fille qui a eu le mérite de l'honnêteté. Sois tu restes mon jouet dans ma jolie maison et t'as encore de quoi manger, soit je te pourris la vie, et pour ça, j'ai des tas d'armes et de copains. On en sort avec mal au ventre et cette impression de méchanceté gratuite qui donne des nausées.
Moralité: l'honnêteté ne paie pas. Soyez fourbe, calculatrice, arrangeante.
Je sais.
Tout le monde n'est pas doué pour.


jeudi, février 25, 2010

Temps de carême


Ce début de Carême nous incite à la réflexion, sur la signification symbolique de ces "interdits et us" religieux replacés dans un contexte moderne. Pas les temps, de la nuit. Le temps de maintenant, 2010, çui de l'ipad et l'iphon.
Jeûne, aliments interdits, rituels bizarres ont tous eu leur justification au temps où Jean-Pierre Pernaud et Nagui n'appelaient pas encore à la prière et au recueillement quotidiens. Il fallait bien des arguments forts pour faire peur à la populace. Si tu manges du cochon, le prophète va te fusiller sur place, si tu manges gras après carnaval, tu iras en enfer, si tu touche un machin électrique le weekend, tu seras...si tu passes sous une échelle, tu seras maudit, etc etc...Des petits trucs vachement habiles et hyper efficaces, que même les Roux-Séguéla (pas Combaluzier) ont pas encore réussi à égaler pour faire vendre les camelotes qu'on leur confie à vanter, puisque ça a sauvé des centaines de milliers d'individus depuis plusieurs millénaires. Sauvé de la mort par excès de bonne chère (ha! les rondouillards seigneurs du moyen âge et les abbés grassouillets), de l'empoisonnement à la viande avariée paske le frigo en plein désert, c'est pas à la portée de tous, ou d'électrocution à l'interphone trafiqué, d'assommement par tuile tombée du 10 ème...
A l'heure actuelle, il n'y a plus que les vrais neu-neus pour suivre ça à la lettre. On entend hurler au scandale devant une tranche de saucisson mais on ne crache pas sur la coupe de champagne millésimé, on se fait son petit filet de sole (35 E le kilo) le vendredi, plutôt qu'un steack haché (Carrefour discount: 2,5€ l kilo), on prend un taxi le weekend, pour éviter de sortir la voiture du garage, et on contourne allègrement hyprocritement les interdits. Avec une bonne explication fumeuse à la clé. Quand ça arrange.
Moi, je voudrais inventer une religion qui m'arrange, tout le temps. Qui déclare impur tout vêtement taillé dans autre chose que la soie ou le cachemire, qui me mette en réelle contradiction avec la morale si j'ingurgite des aliments à moins de 50 € le kilo, qui m'interdise de me nourrir ailleurs que dans des restau étoilés par Michelin 4 jours par semaine, qui m'oblige à me recueillir deux fois par mois dans des établissements approuvés par R&C, avec un pèlerinage annuel dans un endroit imposé: île Maurice les années paires l'hiver, Gstaad les années impaires...
Ce serait ça, ma religion à moi. Elle me servirait d'excuse pour des tas de trucs: pas sortir les poubelles, pas me lever le matin, faire des fote dortografe, hurler comme une poissonnière dès qu'on m'obéit plus, mépriser mes contemporains, me la péter grave...Tout ça.
Et aussi conduire un gros, un très très gros 4x4.

Arlette, incorrigible ornithologue


Le jour où j'ai découvert l'expression "noms d'oiseaux" pour désigner les injures que les autres, pas moi, trop classe, se balancent à la figure, j'ai jubilé. Et puis j'ai cherché à les répertorier. La bécasse chère à notre Doc préféré arrive en tête, munie ou non de talons aiguilles.
Statistiquement, quand on a une injure à sortir, les lettres de l'alphabet ne sont pas toutes logées à la même enseigne côté popularité. Ce qui vient immédiatement à l'esprit, pour désigner une femme vraiment très méprisable, vile et pire que ça, c'est un mot de 6 lettres commençant par S. Je ne l'écris pas dans son intégralité, des yeux innocents et enfantins pourraient me lire. Nan, c'est pas mon prénom. Pour les fans de peinture sociale, le docteur Mavial le répète en boucle, après que Josette a envoyé ses courriers dénonciatoires d'échanges d'enfants.(après que + indicatif, désolée pour ceux qui auraient voulu me prendre en faute...énervant, cette fille qui manie la langue à la perfection, non?)
Le P est pas mal coté aussi. En association avec le suffixe "asse", cela donne des jolies choses.
Et là où c'est pas juste, c'est que le R, situé juste au milieu, et qui n'a rien fait à personne, se retrouve délaissé au point qu'il est temps de faire un petit quelque chose pour lui.
Raclure.
Je vous propose "raclure".
Pour changer. Et si on jouait au petit bac des noms d'oiseaux?

lundi, février 22, 2010

Nuit blanche

Ma nuit fut blanche. Toute blanche. A peine ai-je survolé le sommeil sur les petites heures du matin. Et conservé cette impression bizarre d'avoir été une phrase d'une ligne et demie.

Des petits hommes nus dans ma cuisine

Pas de porte de chiottes entr'ouverte en fond d'écran. Juste quelques bons vieux torchons à vaisselle des familles...

Retour sur image


Ce sont les enfants qui ont abordé le sujet. Renier ou pas son passé, et les symboles "y attachés". M'est revenu en tête ce cambriolage au parfum étrange de profanation, dont j'ai été victime après mon départ pour le sud. Un vrai beau cas pour l'inspecteur Columbo...
Un cambrioleur qui monte directement dans la chambre au premier, dédaigne le PC portable, l'appareil photo numérique, les fringues de marque, l'argent liquide, pour se concentrer sur une boîte de paperasses, vieux numéros spécial astro de femme actuelle, journal et notes perso, laisse la lampe de chevet rouge allumée sur le lit défait.
Un cambrioleur qui farfouille au fond d'un sac de vêtements entassés à la va-vite, pour y dégotter une aumônière de bijoux fantaisie, cette alliance 3 ors, la petite bague de mes 19 ans, ces jolies boucles d'oreilles étoile de mer, et un ersatz de saphir de Ceylan, celui qui sert traditionnellement à marquer la quarantaine installée.
C'était en janvier 2008. J'avais pas encore soufflé mes 40.

dimanche, février 21, 2010

Demain c'est la rentrée.

Philippe Delerm a fait fortune avec ce moment de la semaine, très mélancolique et particulier. Le dimanche soir...
Il aurait pu doubler la rentabilité en écrivant sur le dimanche soir de fin de vacances passée dans une petite bulle de bonheur hors du temps, lendemain de dépose à la gare d'Aix et veille de reprise de boulot.
Il aurait pu.