
Ce matin, je sens que j'ai une verve d'enfer. Si vous vous apprêtez à lire, c'est le moment d'allumer une clope ou de vous refaire un Nes, ça risque d'être long.
Pourquoi today? Biscotte thanks to mon nouveau boss et le SMS killer, mes dimanches matins commencent de plus en plus tôt. Contenu du message: (je vs le livre texto: rdv 18/3 tee 1 7h30). En juin, il va encore décaler pour être sûr de pas entendre parler anglais derrière lui, et on n'aura même plus besoin de se coucher le samedi soir. On ira directement de la fête (pot de départ: 70%, crémaillère 8%, anniversaire 12%, autres 10%) du samedi au CH. En passant par la petite porte. Ceci était un préambule.
Donc, entre deux mouillettes dans la confiture d'orange liquide, je me suis baladée chez Dorothée, une copine bloggeuse de Benoît. D'habitude, j'aime pas les filles. Là, bien qu'elle soit jeune, qu'elle porte une jupe en jean et des lunettes (pas dire fontaine, on sait jamais, j'accomode de plus en plus...), j'ai picoré des petits mots chez elle. Ce qui m'a rappelé mon aventure avec un autre copain de Benoît: le Marseillais.
Que je vous raconte. Je venais de lire le billet de B (décidément!) sur "l'important, c'est pas de réussir, c'est d'essayer". Dont au sujet duquel, je ne suis pas du tout d'accord, même si il est de bon ton d'acquiescer. J'ai zappé chez le Marseillais. Déjà, la photo dudit. Ne pas s'attacher aux apparences, Arlette, tu le sais, c'est pas parce que le gars a un tee shirt noir aux manches coupées et pas un polo Façonnable que c'est forcément un cake. Apparté: messieurs, ne faites pas dans l'entre-deux. Ne soyez pas hésitants: choisissez: marcel, ou manches. Ou alors, épilez vous les zaisselles. Fin de l'apparté.
Il disait un truc plutôt sensible et fin qui peut se résumer à Carpe diem, mais faut tout lire pour éviter le raccourci. Ce qui m'a coupé les bras, c'est la platitude des commentaires. Et en plus, y'en avait un paquet! Une quarantaine de "oui t'as raison, moi aussi", bref, une façon de dire, "je suis passé dire bonjour". Alors, je m'ai un peu mélangé les pinceaux et j'ai mis mon grain de sel. Oh! le monsieur a pas aimé. Il m'a répondu des trucs pas sympas, genre tu me déranges, mais au moins, j'ai eu 12 lignes de réaction. Ce qui prouve 1) qu'il est vivant, et 2) qu'écouter même d'une oreille les grands principes publicitaires dispensés dans les Hautes Etudes Commerciales, ça ressert tjs un jour. Ou l'autre.
Et du coup, ça m'a fait repenser à ce truc de "la première impression".
Là, je vais autobiographer, tout ce qui précède n'était qu'une mise en bouche.
Quand j'ai rencontré BC pour la première fois, je me suis dit "ah non, celle-là, pas possible. Si y'a bien un type de fille qui m'énerve, c'est ça. La grande gueule qui la ramène, avec son humour à la noix, ses jupettes fluos ras la touffe, son bandana de mauvais gout, et sa crinière blonde même pas classe, même pas discrète." Notre histoire dure depuis 21 ans. On n'a même pls besoin de se parler pour se comprendre. Rien qu'à la façon dont la sonnerie du portable retentit, on sait.
Quand j'ai rencontré l'apprenti redresseur de tords qui s'ignorait encore à l'époque, même topo. Le portable sonne beaucoup moins souvent, on se dit exactement le contraire de ce qu'on pense, mais on n'est pas dupes. Chacun sa façon de communiquer, le reste n'est qu'une question de décryptage.
Quand j'ai rencontré D3i, je me suis dit "ah non, pas ça!". On a déjeuné ensemble trois fois par semaine pendant 9 mois, et on ne s'en est pas lassé. Après 10 ans de silence, on est obligés de brancher nos portables sur batterie pour éviter d'être coupés.
Quand j'ai rencontré Marie-Brune, je me suis dit "Aïe, une brune." Malgré les efforts de l'une et l'autre, la température de la pièce avait considérablement baissé. Maintenant, on se plante à 3heures du matin devant un lave linge en plein essorage, et on trouve ça chouette d'être ensemble.
Je ne dis pas que je vais vivre une grande histoire avec le Marseillais. Mais les prémices laisseraient à penser que. Si un jour j'avoue la liste de mes bistrots préférés dans le triangle Castellane /Vieux port/ Cours Julien, que quand je cours sur la digue de Malo/Braydune, souvent je vois la gouttière de la Réserve en rêve, et que je ne supporte pas le samedi après-midi à Aîîîx, p'têt qu'il révisera sa première opinion.
De ttes façons, m'en fous aussi. Quand je bois un coup avec Benoît, je le veux pour moi toute seule. Alors...
Ouais Arlette, tu t'en fous, mais t'as vu la tartine? Pour quelqu'un qui s'en fout...
Je sais, j'aime pas qu'on m'aime pas. enfin, ça dépend qui.