mercredi, juin 30, 2010
Apesanteur
...et puis il y ce moment délicieux, quand le soir, on sort sur la terrasse. L'air qui nous entoure a cette qualité rare de ne pas être. Pas un bruit. Pas un souffle. Ni chaud, ni froid, ni doux, ni mordant, juste indisciblement absent. Et cette absence le dénonce avec une force peu ordinaire.
samedi, juin 26, 2010
Six ans
mardi, juin 22, 2010
dimanche, juin 20, 2010
Les brèves d' Arlette
les clients des vols charter demandent a leurs voisins de salle dd' attente de les photographier.
mardi, juin 15, 2010
Arlette mono-produit

Quand je passe devant le ED, je fais l'effort de m'y arrêter. Un parking pourri, en pente, et cabossé, des caddies aux roues bloquées, un passage obligé dans le rayon fruits et légumes-boucherie slalom entre les tomates écrasées, une minute pour charger les dix packs d'eau gazeuse et dix minutes de queue à la caisse. Avec même pas un magazine de télé à lire et à remettre en place quand c'est ton tour.
Sortez-vous les doigts

Nan, c'est pas une question. C'est une chanson très magnifique, qui rappelle étrangement les live-band-aid des années où c'était l'Ethiopie qui attirait le regard vers l'Afrique. ça passe sur Rires et Chansons, une radio hautement recommandable pour sa chronique du Docteur Maison, le matin à 8h30. Et ça traine évidemment un peu partout sur le net.
NB: la consultation du Docteur Maison est à 88€, ou bien, pour ce jour, vous pouvez régler en propofol parce qu'il n'en a plus depuis avril et il est obligé d'endormir ses patients avec un discours de Raymond Domenech. Et y'a des clients qui gueulent.
Moi, j'aime bien docteur Maison.
AC DC

On avait 12 ans, et les élèves qui n'étaient pas de bonne famille dessinaient ça au feutre sur leur sac US kaki, et même sur leurs Clarks! C'était l'époque où presque tout le monde portait une écharpe de coton indien froissé autour du cou...et des Stan Smith.
Aujourd'hui, méga concert à Nikkaïa. Depuis plusieurs jours, les panneaux clignotent au dessus de l'autoroute. Le côté ouest de la ville est en alerte rouge (la météo en orange), avec des parkings ouverts dès 10h ce matin, et des conseils de "prudence si vous allez bosser prévoyez de rentrer après le début du concert.
Pour tous ceux qui avaient prévu de faire des sittings depuis le matin, histoire d'être bien placés, ce sera visite chez le médecin demain, avec risque de pneumonie.
Mais les fans d'ACDC sittent-ils encore? Ne sont-ils pas perclus de douleurs et surchargés de responsabilité qui les fera arriver en taxi pile à l'heure, iphone dans une main, PC portable dans leur sac US?
A la question de la petite secrétaire qui demandait aux vieilles "i chantaient quoi?", j'ai failli répondre "antisocial tu perds ton sang froid". Et pis j'ai séché. ACDC, i chantaient pas. I faisaient juste beaucoup de bruit.
jeudi, juin 10, 2010
Arlette a des envies de kermesse
mercredi, juin 09, 2010
dimanche, juin 06, 2010
Le nom de la fleur
Les murs du patio, ou comment M. Arlette travaille son bronzage
Couleurs
Arlette et Patricia Cornwell
Ma voisine de cabine (je suis toujours au 5F ces derniers temps), était replette, cinquantenaire, lunettée de doré, vêtue d'un tailleur légèrement trop petit et d'un chemisier vaguement léopardisant, mais aussi blonde-coiffeur de campagne avec un genre de petite queue de cheval ridicule sur le haut de la tête. Lorsque je me suis approchée de mon siège, j'ai prié tout bas pour qu'elle ne se soit pas parfumée, scrutant déjà des places libres vers le fond de la cabine.
Et puis finalement non.
Elle lisait un roman de poche. Je me suis plongée dans un parallèle comparatif des pages culture du monde et du figaro. Lorsque la grisaille lilloise s'est dangereusement rapprochée, nous avons plié nos ouvrages respectifs. Je me suis alors aperçue que ma voisine avait changé de monture et abandonné la précédente dans la poche du siège, avec les consignes de sécurité. Je lui ai donc gentiment fait remarquer qu'elle allait mettre pied à terre en oubliant son ouvrage, mais elle a souri en m'expliquant que, son chien lui ayant mangé le début, elle le laissait dans l'avion. Que d'ailleurs, si vous le voulez prenez-le. Il ne manque pas de texte, que de la couverture. S'en est suivi quelques anecdotes relatives au dévoreur de pages, puis nous évacuâmes l'appareil. J'ai conservé le bouquin, rien que pour cette couverture manquante.
Mon Bambin blond m'attendait dans l'aérogare, un bouquet de fleurs des champs à la main, un grand sourire aux lèvres.
J'ai attaqué Patricia au retour. Après quelques pages, j'ai soupçonné des lettres dorées sur la couverture. Un tour de médiathèque plus tard, j'étais fixée.
J'avoue, j'ai pris plaisir à lire ça au bord de la piscine et dans ma chaise longue. Un plaisir un peu coupable. La fameuse vieille morale judéo-chrétienne qui nous poursuit.
C'est pas bon, c'est BIO

Il a tâté le pavé, ce qui eut pour conséquence de faire apparaître une moue sur son visage (je suis en train de lire du Patricia Cornwell, on sent tout de suite l'influence...). Il a relevé la tête, l'a regardée dans les yeux et dit " qu'est-ce que c'est que ça?". Elle répondit auusitôt cherchant à se justifier, " c'est le pavé Bio de Carrefour, tu sais quand c'est Bio, c'est..."Il ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase et la termina pour elle "...c'est pas bon".
Laisse lui sa chance au grille pain...
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