mercredi, mai 26, 2010

Développement Durable ou nouveau radinisme?


J'ai toujours adoré recycler. donner. Prêter. Faire circuler les objets. Partager. Pas tout garder pour moi, bien caché. Avant, "on" me disait: "mais tu vas quand même pas donner des vêtements trop petits à Une telle! Elle va croire que tu la prends pour une pauvre". Etre pris pour un pauvre, c'était l'insulte suprême! ( moi, je m'en fous qu'on me prenne pour une pauvre. En revanche pour une conne, j'aime pas trop. Enfin, ça dépend de qui ça vient)
Et pourtant, dans les faits, autour de moi, c'était souvent les filles les plus riches qui se refilaient les fringues, les chaussures, les rollers, les vélos, les combis de voile...
Au delà de l'aspect sympa et économique de la chose, ce que j'adorais, c'était le côté anti-consommation à outrance. On faisait du Développement Durable sur le trottoir de l'école sans le savoir!
Maintenant, je suis interdite de trottoir d'école. Alors, je visite ça et là un providentiel vide-grenier. C'est pratique, les vide greniers! ça permet déjà de faire ses courses le dimanche matin, quand Décathlon est fermé. Et puis pour 10,50€, on a tout ça. Des chaussures de marche et de chantier pour toute la troupe, des baskets pour le sportif qui consomme autant que ses pieds grandissent, des bottes pour Bambin qui n'a pas encore appris à lacer les chaussures, et la cerise sur le gâteau: des mules spiderman qui ont fait briller de joie les yeux du moustique pendant plusieurs heures. du coup, les espadrilles en soie à 75€ de cette petite boutique de Valbonne m'ont paru encore plus indécentes que de coutume.
Ce que c'est, de remettre les pieds sur terre!

Question pour les branchées.


Je m'demandais? C'est quoi LA destination voyage hype en ce moment? J'aurais dit Bali, mais bon, j'ai pas le catalogue de la Redoute-med dans mes toilettes, moi, je suis plutôt branchée Casto. Alors, please, éclairez ma lanterne!

Petite annonce


Je les ai mis en vente sur le bon coin. Dans la rubrique DVD. J'aurais aussi pu les classer dans la catégorie "somnifères naturels". ça va faire bientôt 10 ans que ce brave inspecteur et moi, nous partageons des débuts de nuit. Passé minuit-une heure, chacun rentre chez soi. Alors, si ça vous tente...Fonctionne aussi avec les hommes.

Quand les budgets sont débloqués...


Vous avez remarqué? Hein? Ben ouais, quoi...les TRAVAUX!
Sur les routes. D'abord, ça commence par un bouchon inexpliqué. Ensuite on découvre le poteau (rose). Du coup, prévoyant et futé, le lendemain, on choisit un itinéraire alternatif. Et là, re-bouchon, re-poteau. Parce que quand les crédits sont débloqués, à la DDE, toutes les routes sont envahies en même temps de petits hommes orange et jaune fluo qui font des trucs assez mystérieux sur une voie de circulation bloquée, tout fiers de provoquer plusieurs kilomètres de bouchons et de faire pester des milliers de tomobilistes piégés.
ça s'appelle la CONCERTATION.

lundi, mai 24, 2010

C'est officiel


C'est l'été.
Il y a cette période de transition, pendant laquelle on hésite. Les tropéziennes voisinent les bottes dans le placard, et on sent bien qu'on n'y est pas encore franchement. Et puis un jour, ça-y-est! On peut décréter que l'été est là. Quand les maillots et les draps de bain ont repris leurs quartiers sur la corde à linge. Quand on se décide à déplacer la table de repas à l'ombre du pin. Quand le matin, on sort du lit vers 6 h, pour ouvrir les portes fenêtres et sentir l'air traverser la chambre. Rein à voir avec le calendrier ou un quelconque festival. L'été à Valbonne, c'est aujourd'hui. Le 24 Mai.

mardi, mai 18, 2010

Arlette rit jaune


Ma fidélité à la SNCF en chiffres: je leur laisse plus de 2 mois de salaire par an. A ce tarif, j'ai gagné le droit d'être fidèle.
Et là, la Carrie Bradshaw qui sommeille en moi s'interroge: mais la fidélité se mesurerait donc en mois de salaire?

Le divorce ne fait pas vivre que les agents immobiliers. Il contribue à la pérennité des grandes entreprises nationales!

lundi, mai 17, 2010

Arlette et sa p'tite nostalgie

Les weekends chez papa-maman, ça commence par l'odeur familière de la maison. Celle qu'on retrouvait au retour des vacances, après l'inévitable journée de route en voiture.
Puis, on se surprend à régler la hauteur de ses pas dans l'escalier qui remonte de la cave. A guetter la marche qui craque. A retrouver instinctivement l'interrupteur dans le noir.
Chez papa-maman, on ne cherche pas les petites cuillères. On sait exactement où trouver le sucre (placard de droite) et le miel (placard de gauche).
Chez papa-maman, on ne dit pas " il y a des viennois pour le dessert?" mais "oh! tu as acheté des chantyboum"!

Arlette et le temps qui passe


mardi, mai 04, 2010

Dans le bain

Quand j'étais petite, j'ai trempé des années dans un bain similaire. Traîné sous les pianos, essayé des tubas basse, joué à cache cache dans les étuis de contrebasse, exploré les caves du conservatoire, appris mes leçons sur fond de gammes. alors, quand je vois mon fils assis au milieu d'une repet au salon, je sais très exactement ce qui se passe au fond de son ventre.

dimanche, mai 02, 2010

Arlette et son fer I


Un machin en ferraille en plein milieu de la pièce de vie. Un truc complètement inutile, MOCHE, mais qui nous faisait rêver. alors, on se l'est offert. Un Fer I.

Mon fils a du talent



Mon Grand sur scène...

Mon samedi à la plage


Le sable...le soleil...l'eau bleue...et le bronzage brassière de gym. Notre adorable voisin compatissant (et approvisionneur de coca frais) a eu cette réflexion qui a fait vibrer l'âme développement durable de votre petite Arlette: "et dire qu'y en a qui vont au fitness!"...
Après tout, plutôt que le parking de Carouf, pour recruter le manoeuvre du weekend...pourquoi pas faire la sortie de Moving? Pour moins cher que l'abonnement mensuel à prix super promo, chez Arlette vous avez l'option cabine UV en plus des muscles! Le tout en une seule séance. Et en musique aussi...


Weekend en amoureux



Arlette en plongée

Pour l'instant, elle est orange, la maison d'Arlette. O-Range!

mardi, avril 27, 2010

ce soir

Ce soir, il fait doux. J'ai posé mon pc sur la table de jardin. M. Arlette joue de la musique à l'intérieur, là, juste à côté. J'entends chaque note. J'enrage de ne pouvoir goûter mieux le plaisir de la musique. Sans cette putain d'analyse de ce putain de cerveau formatté. Je me réjouis juste d'y prendre plaisir. Je m'extasie devant cette capacité à jouer pour le plaisir. Moi qui n'ai connu que la musique-performance-examen-audition.
Il fait doux, des enfants jouent dans le jardin d'en face. Aucun chien n'aboie. Pas de relent de télévision pour souiller le paysage. J'écris du bout des doigts. Il fait doux. C'est le soir. Et c'est le printemps.

Ecologie-enfantine

Ils trouvent normal de laisser les portes ouvertes quand ils sortent dans le jardin en plein hiver, qu'un adulte, sur un claquement de doigt, saute dans sa bagnole pour faire 20 bornes avec un doudou oublié, mais nous pourrissent pour une lampe allumée quand ça leur prend.
Si on n'y mettait pas de temps en temps le ho! là doucement!, ils seraient beau(fs), les adultes de demain!

Arlette au vide grenier de Valbonne


Votre Arlette fouine un peu partout. Sans préjugés, un vide grenier (à Valbonne quand même) peut tout à fait suffire à son bonheur du jour. Et ça, ça vaut toutes les leçons d'écologies et de développement durable de la terre. 2 jeans, 3 petits hauts sympas et une paire Converse neuves pour 16€, c'est comme ça qu'on peut voir la vie sous un jour très très vert. Et se laisser amadouer pour un énième lot de cartes Pokémon qui disparaîtront dans les tiroirs de la maîtresse.

Les évidences de la vie

C'était le très très vieux grand-père de ma cousine. Je ne l'avais jamais connu que vieux. Pour moi, pendant plus de 20 ans, il a été vieux et voûté. Un jour, il a atterri dans un établissement hospitalier du fin fond de son PDC natal, pour à peine y survivre. Et la seule chose qui me reste en mémoire c'est cette réflexion anodine, mais tellement a-propos: "tu te rends compte! ils emballent le sucre dans des papiers, que quand t'as plus les doigts assez agiles, tu peux même pas boire ton café comme tu l'aimes."
Toute la tragédie de la société de consommation et de l'hygiénisation à outrance dans une seule phrase.

Comment reconnaître une maison en location au pays des Cayenne?

De retour de notre promenade pré-vespérale, amoureusement enlacés, l'oeil acéré, et la langue affûtée, après avoir fait notre cueillette bi-hebdomadaire de courrier, M. Arlette et sa blonde compagne ralliaient tranquillement leur domicile (siège d'ébats aussi licencieux que télévisuels, c'est bien entendu), lorsqu'ils se firent cette réflexion: la seule maison dont le jardin ne soit pas taillé au cordeau, théâtre d'un ballet jardinesque quotidien, et non pourvue de piscine-y-jacuzzi privés, ben...c'est la maison en location. Bon, y'a bien celle de la tournante britannique en face, mais là, par solidarité, ils font bosser des compatriotes pour offrir à la vue ce gazon pas du tout développement durable et ce concert de soufflette à moteur quasi mensuel. Mais où est donc le bon vieux cantonnier endormi sur son balai brosse? une demi dalle et c'est la pause? Feu mon Grand-père n'y aurait pas survécu.

Le jour où l'on ressort ses tropéziennes

Dans une année de fille, il y a deux moments marquants. Des moments clé. Le jour des bottes, et le jour des tropéziennes.( le jour du mange-poussin aussi, mais bon.) Aujourd'hui, c'est les tropéziennes. D'abord, le rituel, et les travaux d'approches. Enfiler sa paire de JP two est un processus à préliminaires. Il y a tout d'abord cette lente montée en puissance du désir lorsque la possibilité se fait jour. Ensuite, des signes. 4 mecs en tongs et bermuda dans la queue du Mac Do, c'est un signe. Et enfin, le plus important: l'élément déclencheur. Un mardi 27 avril vers 19h, de retour du boulot. Un Mr Arlette pris en flagrant délit de vidage de sacs au bac de recyclage du Ghetto-au-pays-des-Cayenne, un cache-cache sms d'ado-t'es caché où/à la piscine/ bouge pas j'arrive. Et voilà. Sans que vous vous en soyez rendue compte, vous les avez enfilées. Et comme dans toute vraie bonne première fois, passée le petit temps d'appréhension...c'est l'extase. Enfin, plutôt, le pied. Au pluriel.